ESRS : 12 balises pour aligner votre entreprise sur la durabilité

ESRS : 12 balises pour aligner votre entreprise sur la durabilité
Les normes European Sustainability Reporting Standards (ESRS) ne sont pas un fardeau réglementaire. Ce sont des leviers puissants pour structurer une stratégie RSE ambitieuse, alignée sur les attentes de vos parties prenantes. Ces 12 balises vous permettent d’identifier vos enjeux ESG prioritaires, de structurer vos engagements et de maximiser vos impacts positifs.
Avec la CSRD, un nouveau GPS de la durabilité s’impose. Voici comment en tirer profit.
Comprendre les ESRS : la base d’un reporting durable
Élaborées par l’EFRAG, les ESRS sont conçues pour fournir des données comparables, fiables et pertinentes sur vos enjeux ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Inspirées de référentiels internationaux comme le GRI (Global Reporting Initiative) ou l’ISO 26 000, elles offrent un cadre solide pour un reporting de durabilité cohérent et exigeant. Elles permettent également de concrétiser l’analyse de double matérialité imposée par la directive CSRD.
Avec la double matérialité, il s’agit de mesurer :
- Les impacts de l’entreprise sur l’environnement et la société
- Les impacts de ces enjeux ESG sur le modèle économique de l’entreprise
Exemple : une entreprise textile identifiera la biodiversité comme un enjeu matériel, à la fois pour la qualité de ses matières premières (impact environnemental) et le risque financier lié à l’approvisionnement (impact économique).
Les 12 normes ESRS décryptées
Les ESRS sont organisées en trois grandes familles : environnement, social et gouvernance.
1. Les enjeux environnementaux
E1 – Climat : il s’agit en quelques sorte de votre feuille de route vers la décarbonation. Le dégel, c’est pour vos émissions de CO₂.
E2 – Pollution : dites bye bye aux polluants et hello à la gestion responsable des déchets.
E3 – Ressources en eau et marines : parce que chaque goutte compte (et chaque vague aussi).
E4 – Biodiversité : on dit stop aux impacts destructeurs sur les écosystèmes.
E5 – Économie circulaire et le règne des 3 R : recycler, réutiliser, et régner sur l’efficacité des ressources.
2. Les enjeux sociaux
S1 – Conditions de travail internes : inclusion, diversité, sécurité et bien-être : vos équipes avant tout.
S2 – Chaîne de valeur : c’est le moment de faire rimer équité et responsabilité jusqu’à ses fournisseurs.
S3 – Communautés locales : c’est agir pour un territoire résilient et solidaire.
S4 – Clients et consommateurs : pour offre transparence et respect (vos clients vous le rendront bien).
3. Les enjeux de gouvernance
G1 – Gouvernance d’entreprise : structure solide, éthique exemplaire et risques ESG maîtrisés.
G2 – Informations générales : le cadre clair pour piloter et communiquer sa stratégie.
De la théorie à la pratique : comment adopter les ESRS
- Identifier vos enjeux matériels : pas besoin de reporter sur tout : la CSRD et l’analyse de double matérialité vous permettent de cibler les normes pertinentes. Exemple : une entreprise agroalimentaire priorisera l’eau, le climat, et la biodiversité.
- Mobiliser les équipes : un bon reporting ESG ne se fait pas en silo. Sensibilisez vos collaborateurs, organisez des ateliers, formez vos parties prenantes. La transformation durable commence en interne.
- Digitaliser votre reporting ESG : utilisez des outils comme Sustain’Soft pour faciliter la collecte et l’analyse des données. Prévoyez un audit externe pour assurer la qualité et la conformité de votre reporting.
Pourquoi adopter les ESRS ?
Les bénéfices sont nombreux :
- Renforcer votre réputation : les investisseurs et clients exigent plus de transparence.
- Réduire vos coûts : moins d’énergie, moins de matière, moins de risques.
- Fédérer vos équipes : un cap RSE clair est un moteur d’engagement.
88 % des entreprises françaises estiment que le reporting de durabilité aura un impact positif sur leur création de valeur à long terme.
Faites des ESRS votre levier stratégique.
Les normes ESRS ne sont pas qu’un cadre réglementaire. Ce sont des outils concrets pour renforcer votre gouvernance, améliorer votre performance environnementale et créer un lien de confiance avec vos parties prenantes.
📍 Les ESRS vous montrent la voie. À vous de transformer le reporting en moteur d’action.
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Hyssop x The Good Company : l'alliance du Good

The Good Company se rapproche du cabinet conseil Hyssop pour compléter son expertise RSE
L’agence de communication responsable The Good Company annonce son rapprochement stratégique avec Hyssop, cabinet conseil en stratégie RSE et développement durable. Cette prise de participation minoritaire dans Hyssop permet de proposer aux entreprises une offre complète, de la stratégie RSE à la communication responsable, en passant par la mise en œuvre opérationnelle.
Un accompagnement global des entreprises en transition
Depuis 5 ans, Hyssop accompagne des organisations dans l’identification, la structuration et l’activation de leur stratégie RSE. Cabinet de conseil reconnu, il travaille avec des acteurs comme LVMH, SNCF, WWF ou encore Bpifrance sur des sujets aussi cruciaux que la double matérialité, la conformité CSRD, les achats responsables ou encore la mobilisation des parties prenantes.
De son côté, The Good Company est engagée depuis 2019 dans une démarche de communication durable, avec des clients tels que Macif, Monoprix, CNP Assurances ou Sidaction. L’agence s’est donnée pour mission de rendre le responsable désirable, en alliant créativité, exigence stratégique et alignement avec les enjeux sociétaux.
Ce partenariat permet aujourd’hui d’offrir un accompagnement RSE à 360°, depuis l’audit des enjeux ESG jusqu’à la construction d’une communication sincère, engageante et différenciante.
De la stratégie à la preuve, de la preuve à l’expression
Dans un contexte de vigilance accrue des consommateurs et des régulateurs face au greenwashing, The Good Company et Hyssop partagent une même conviction : la communication ne peut être pertinente que si elle repose sur des engagements concrets et mesurés.
“Depuis 5 ans notre combat est l’alignement avec ses vrais enjeux. Nous avons développé des outils et des méthodes pour aider les clients à identifier, et prioriser leurs enjeux. Nous bâtissons ensuite des roadmaps pour qu’ils construisent les preuves de leur engagement. Le story making, avant le story telling” déclare Dominique Royet, DG d’Hyssop.
Grâce à cette alliance, les deux structures renforcent leur capacité à accompagner les entreprises dans leur transition écologique et sociétale, tout en leur offrant les outils pour la raconter de manière crédible et accessible.
Une collaboration qui devient officielle
Après deux ans de projets partagés, de bureaux communs au sein de la “House of Good” et de missions conjointes (LVMH, CNP Assurances, Upcoop…), The Good Company et Hyssop officialisent leur partenariat stratégique.
« Nous sommes convaincus que la RSE n’est pas seulement un outil de communication, mais un levier de transformation pour les entreprises. Le cabinet Hyssop nous aide à traiter le fond avant la forme, et c’est pourquoi ce partenariat est une évidence. Leur expertise, combinée à notre savoir-faire en communication, permet à nos clients de prendre des engagements concrets et visibles, tout en se différenciant par une communication toujours aussi créative. », déclare Luc Wise, Président de The Good Company.
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50 actions pour intégrer la biodiversité dans votre stratégie RSE

50 actions pour intégrer la biodiversité dans votre stratégie RSE
Chez Hyssop, on ne fait pas dans la demi-mesure quand il s’agit de biodiversité. Avec 50 actions concrètes à la clé, nous vous avons concocté une véritable boîte à outils pour aider les entreprises à réconcilier activité économique et amour de la Biodiv’. Mais pas question de vous lâcher dans la jungle sans un guide : nous avons soigneusement organisé ces actions en 6 catégories essentielles.
Plutôt que de vous noyer sous une liste interminable, nous avons classé chaque action selon les grands défis qui impactent la biodiversité aujourd’hui. Si vous cherchez des actions pour la biodiversité ou des gestes concrets à mettre en place en entreprise, vous êtes au bon endroit. Que vous soyez un explorateur passionné ou un gestionnaire pragmatique, il y a ici de quoi inspirer des solutions concrètes pour transformer ses activités et, qui sait, faire éclore des idées inédites. Le but ? Vous donner un plan d’attaque simple, motivant et efficace.
Alors, chaussez vos bottes et préparez-vous à explorer nos 6 grandes thématiques d’actions et biodiversité :
1. Le changement d’usage des terres et de la mer
- Réduire voire supprimer l’usage de matières premières issues de la déforestation, de l’agriculture et de la pêche intensives
- Privilégier le bois au ciment et de préférence du bas issues de forêts gérées durablement facilement identifiable aux labels FSC et PEFC
- Réhabiliter d’anciens bâtiments plutôt que d’en construire de nouveaux
- Favoriser les extensions de bâtiments verticales à la construction horizontale
- Privilégier la mixité d’usages des espaces de vie (salle de réunion-restauration-sport) avec d’autres entreprises afin d’optimiser l’emprise au solLimiter au maximum l’imperméabilisation des sols (fini le bitume)
- Utiliser les surfaces déjà imperméabilisées pour les panneaux photovoltaïques
- Végétaliser au maximum les sites de l’entreprise (toitures, abords, etc.)
- Mettre en place des corridors écologiquesFaire participer les collaborateurs qui le souhaitent à la végétalisation des sites avec des jardins partagés
En optimisant l’utilisation de l’espace et en favorisant la cohabitation avec la nature, vous pouvez transformer ses sites en sanctuaires de biodiversité, tout en valorisant ses actifs pour des bénéfices écologiques plus durables.
2. La surexploitation des ressources
- Obtenir la traçabilité de ses matières premières et identifier les risques pour la biodiversité
- Mettre en place un cahier des charges et une évaluation régulière de ses fournisseurs sur la façon dont ils protègent et renouvellent les ressources
- Choisir le plus souvent possible des matières premières certifiées (UEBT, BIO, FSC, Ecocert, etc.)
- Accompagner ses fournisseurs sur la mise en place de pratiques plus vertueuses avec la développement de filières certifiées par exemple
- S’assurer de la valeur ajoutée du producteur initial pour qu’il ait les moyens de produire «durable»
- Privilégier des matières recyclées et matériels reconditionnés et/ou réparables
- Optimiser les processus de fabrication pour limiter la consommation d’eau et la perte de matière.
- Fabriquer en circuits fermés et courts si possible.
- Réutiliser les déchets de production
- Limiter les packagings à toutes les étapes de la chaîne de valeur
- Concevoir des produits les plus récupérables, ré-employables, réparables possibles
- Diffuser les informations nécessaires aux consommateurs finaux pour qu’ils adoptent de bonnes pratiques d’utilisation et/ou de fin de vie de ses produits
- Être attentif à faire du « réellement » recyclable dans des conditions normales d’utilisation
- Donner un avantage commercial au consommateur final pour la récupération des produits
- Proposer à ses collaborateurs une restauration bio, locale et de saison
Adopter une consommation raisonnée et responsable des ressources permettra non seulement d’aider à la conservation des écosystèmes, mais aussi de renforcer votre chaîne de valeur avec des pratiques éthiques et durables.
3. Les pollutions
- Instaurer le tri des déchets et une collecte efficace sur tous ses sites (papier, carton, verre, plastique, mégots, compost, etc.)
- Imposer à ses fournisseurs des contraintes strictes en matière d’extraction des matières, de traitement de l’eau, de recyclage des déchets et de toute autre pratique polluante.
- Choisir des matières premières issues de l’agriculture biologique ou de l’agro-écologie
- Réduire au maximum l’usage de produits chimiques et issus de la pétrochimie dans ses processus de fabrication
- Éviter de faire des produits biodégradables lorsqu’il est probable qu’ils ne se retrouvent jamais dans des conditions de dégradabilité
- Vous assurer de l’innocuité des processus de recyclage des matières que vous utilisez
- Remplacer ses emballages plastiques par des emballages papier ou par tout autre matériau non toxique
- Bannir les intrants et pesticides pour l’entretien des espaces verts de ses sites
- Proscrire l’éclairage de ses sites et bureaux la nuit si personne n’y travaille
En réduisant votre empreinte polluante à chaque étape de votre chaîne de valeur, vous contribuez à un environnement plus sain et inspirez ses partenaires et collaborateurs à s’engager dans la même direction.
4. Le changement climatique
- Privilégier des matières premières issues de cultures qui absorbent le carbone : agro-foresterie, agro-écologie, etc.
- Réduire la consommation d’énergie dans ses processus de fabrication
- Mettre en place des équipements/machines à basse consommation
- Accompagner ses fournisseurs dans la mise en place de pratiques moins émettrices en CO2
- Surveiller votre consommation d’énergie et communiquer en interne sur les baisses ou hausses
- Choisir un fournisseur d’énergie renouvelable
- Installer des panneaux photo-voltaïques
- Mettre en place la « reverse logistics»
- Bannir l’avion pour le transport des produits
- Travailler avec ses transporteurs pour favoriser les transports « propres »
Miser sur les énergies renouvelables, c’est réduire le CO2, oui, mais pas à tout prix ! Pensez global : protégez le climat sans oublier de chouchouter la biodiversité.
5. Les espèces invasives
- Mettre en place les protocoles nécessaires dans votre chaîne logistique pour éviter l’importation d’espèces invasives (ex. traitement des eaux de ballasts)
- Collaborer avec une association locale pour déterminer le type d’espèces présentes sur votre site ainsi que les espèces invasives et endémiques de votre région
- Ne planter que des espèces indigènes dans les espaces verts de ses sites et en informer visiteurs et collaborateurs
En favorisant les espèces locales et en agissant contre les invasives, vous participez à la restauration de l’équilibre des écosystèmes locaux.
6. Une gouvernance générale
- Montrer l’exemple à tous avec la mise en place de gestes écologiques au bureau ou dans ses usines
- Eco-concevoir ses produits pour limiter leur impact carbone et biodiversité
- Sensibiliser et former ses équipes
- Adoptez une gouvernance exemplaire et engagez votre entreprise dans une démarche écologique pour faire de la biodiversité une priorité stratégique qui inspire et embarque toutes vos parties prenantes.
Voilà, 50 actions pour réconcilier activité économique et biodiversité. Parce qu’en entreprise aussi, chaque geste pour la nature fait la différence.
👉 Chaque geste compte, chaque engagement inspire, contactez-nous pour un accompagnement sur votre position face à la biodiversité !
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Double matérialité : qui es-tu ?

Double matérialité : qui es-tu ?
Analyse, matrice, double matérialité, matérialité d’impacts sur les enjeux ESG, matérialité financière … On vous explique tout sur votre clé d’entrée dans le reporting CSRD.
Qu’est-ce que la double matérialité et pourquoi est-elle essentielle dans la CSRD ?
La matérialité désigne tout ce qui est « matériel », important, significatif pour une entreprise et ses parties prenantes. C’est une manière de hiérarchiser les priorités pour orienter les stratégies de durabilité.
- La matérialité simple se concentre sur les impacts financiers des facteurs ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Elle identifie ce qui affecte directement les performances économiques de l’entreprise.
- La double matérialité, exigée par la directive CSRD, élargit cette approche en intégrant également les impacts des activités de l’entreprise sur l’environnement et la société. Elle adopte ainsi une vision globale qui répond aux attentes croissantes en matière de transparence et de durabilité.
Pourquoi adopter la double matérialité dans votre stratégie RSE ?
L’analyse de double matérialité n’est pas qu’une étape obligatoire pour répondre aux exigences de la directive CSRD. Elle constitue aussi un puissant levier stratégique pour :
- Identifier les priorités ESG : quels enjeux sont réellement pertinents pour votre entreprise et ses parties prenantes ?
- Éviter la dispersion des efforts : focalisez vos ressources sur ce qui compte vraiment, que ce soit la réduction des émissions de CO2, la préservation de la biodiversité ou l’inclusion sociale.
- Anticiper les risques et les opportunités : préparez votre entreprise à gérer les risques liés aux évolutions réglementaires ou sociétales, tout en décelant des opportunités d’innovation durable.
Comment construire une matrice de double matérialité ?
La matrice de double matérialité se présente comme un graphique où les enjeux stratégiques s’affichent clairement en haut à droite, car ils combinent un impact significatif pour la société et un enjeu critique pour vos finances. Voici les étapes clés pour la réaliser :
- Identifier les enjeux ESG pertinents : Appuyez-vous sur des cadres réglementaires, des études sectorielles et les attentes des parties prenantes pour recenser vos priorités.
- Consulter vos parties prenantes : Les retours de vos investisseurs, clients, employés et ONG éclaireront vos décisions stratégiques.
- Analyser les données : Croisez vos informations pour évaluer chaque enjeu selon son importance environnementale, sociétale et financière.
- Prioriser vos actions : Définissez vos objectifs et établissez des plans d’action alignés sur ces priorités.
Exemples concrets d’enjeux de double matérialité
Prenons une entreprise de cosmétique. Grâce à la double matérialité, elle peut évaluer :
- L’impact environnemental : Les pratiques agricoles affectant la biodiversité.
- Le risque financier : Une raréfaction des matières premières qui pourrait augmenter les coûts d’approvisionnement.
Ainsi, la double matérialité permet de prendre en compte à la fois l’impact environnemental et les répercussions économiques, offrant une vue d’ensemble stratégique.
Double matérialité : un atout stratégique pour les entreprises engagées dans la CSRD
Adopter la double matérialité, c’est aller au-delà de la conformité réglementaire. C’est aussi :
- Gagner en crédibilité : Répondez aux attentes croissantes des consommateurs, investisseurs et régulateurs en matière de responsabilité sociétale et environnementale.
- Saisir des opportunités d’innovation : Explorez des secteurs comme l’économie circulaire ou les énergies renouvelables pour booster votre compétitivité.
- Renforcer votre résilience : Identifiez et gérez les risques environnementaux et sociétaux avant qu’ils ne deviennent problématiques.
Faites de la double matérialité votre alliée stratégique
La double matérialité, au cœur de la directive CSRD, est bien plus qu’une simple obligation. Elle offre une vision complète des enjeux ESG et permet de transformer les défis en opportunités. Avec une approche bien structurée, elle devient un outil essentiel pour piloter vos initiatives RSE, anticiper les attentes du marché et créer de la valeur durable.
Et si vous commenciez votre reporting avec nous ?
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Entreprises et biodiversité : les obligations et opportunités à connaître

Biodiversité et entreprises : les obligations et opportunités à connaître
En France, la protection de la biodiversité ne relève pas uniquement d’une volonté politique ou d’une tendance sociétale : biodiversité et entreprise sont encadrées par une obligation légale. Enraciné dans des principes constitutionnels, soutenu par des lois ambitieuses et enrichi de réglementations européennes et internationales, le cadre juridique français impose aux entreprises de tenir compte de la biodiversité dans leurs activités. Mais au-delà des contraintes, il existe de réelles opportunités pour transformer ces obligations en moteurs d’innovation et de durabilité. Tour d’horizon du cadre légal et des perspectives pour réaligner biodiversité et entreprises.
1. Un socle juridique fondamental
La Charte de l’environnement : une boussole constitutionnelle
Adoptée en 2005, la Charte de l’environnement inscrit dans la Constitution française trois principes majeurs :
- Prévention : anticiper les atteintes graves ou irréversibles à l’environnement.
- Précaution : agir même en cas d’incertitude scientifique pour protéger la biodiversité.
- Pollueur-payeur : obliger les entreprises responsables de dommages écologiques à les compenser ou réparer.
Ces principes influencent directement la législation environnementale et orientent les décisions des autorités publiques, mais aussi les pratiques des entreprises.
Un cadre européen incontournable
L’action française s’inscrit également dans une dynamique européenne, avec le règlement sur la taxonomie verte (2020) : cet outil guide les entreprises pour définir des activités économiques durables, y compris celles qui préservent la biodiversité. Ce cadre pousse les entreprises à évaluer leurs impacts à travers des normes claires et partagées au sein de l’Union européenne.
2. Des lois structurantes en France
Loi pour la reconquête de la biodiversité (2016)
Ce texte phare a introduit plusieurs innovations :
- Création de l’Agence Française pour la Biodiversité (désormais intégrée à l’OFB).
- Reconnaissance du principe de non-régression, empêchant tout recul en matière de protection environnementale.
- Mise en œuvre du Protocole de Nagoya, qui encadre l’utilisation des ressources génétiques et favorise un partage équitable des bénéfices issus de la biodiversité.
Loi Climat et Résilience (2021)
Adoptée pour accélérer la transition écologique, cette loi vise notamment la biodiversité avec des objectifs ambitieux :
- Zéro artificialisation nette d’ici 2050, limitant la consommation d’espaces naturels.
- Renforcement de la séquence Éviter-Réduire-Compenser (ERC) pour les projets d’aménagement.
Code de l’environnement
Ce corpus rassemble l’ensemble des règles régissant la protection des espèces et des habitats. Il impose, entre autres :
- Études d’impact environnemental : tout projet doit inclure un volet spécifique sur la biodiversité.
- Obligations de compensation : les entreprises doivent restaurer les écosystèmes dégradés lorsque des impacts sont inévitables.
- Zones Natura 2000 : des règles strictes encadrent les activités proches de ces aires protégées.
3. Obligations spécifiques pour la biodiversité et les entreprises
Intégrer la biodiversité dans les projets
Avant tout projet d’aménagement ou d’infrastructure, les entreprises doivent :
- Identifier les espèces et habitats potentiellement affectés.
- Appliquer la séquence ERC (Éviter les atteintes lorsque possible ; Réduire les impacts grâce à des mesures spécifiques ; Compenser en recréant des habitats équivalents).
Respecter les zones protégées
Les entreprises opérant dans des zones sensibles, comme les parcs naturels régionaux ou les zones Natura 2000, doivent ajuster leurs pratiques. Par exemple, tout projet nécessitant une dérogation doit démontrer son caractère impératif et son intérêt public majeur.
Reporting extra-financier
Depuis 2017, la Déclaration de Performance Extra-Financière (DPEF) impose aux grandes entreprises d’inclure des informations sur leurs impacts environnementaux, y compris sur la biodiversité. Dès 2024, la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) élargira ces exigences à davantage d’acteurs économiques, renforçant l’importance d’un reporting structuré et transparent.
4. Outils et accompagnement
Office Français de la Biodiversité (OFB)
L’OFB joue un rôle central en matière de surveillance et d’accompagnement pour réconcilier biodiversité et entreprises : elles peuvent y trouver des ressources pour intégrer la biodiversité dans leurs stratégies et accéder à des outils d’évaluation.
Cadre et labels
Pour valoriser leurs démarches, les entreprises peuvent s’appuyer sur :
- Act4Nature : une initiative collective regroupant entreprises et ONG autour d’engagements ambitieux.
- ISO 14001 : certification intégrant désormais des critères liés à la biodiversité.
- SNB 2030 (Stratégie Nationale pour la Biodiversité) : Ce cadre stratégique invite tous les acteurs à participer à la restauration des écosystèmes et à la préservation des espèces.
5. Des opportunités pour les entreprises
Créer de la valeur
Adopter une stratégie proactive en matière de biodiversité peut renforcer la compétitivité. Les consommateurs, toujours plus sensibles à ces enjeux, privilégient les marques engagées.
Innover pour mieux préserver
Les contraintes légales poussent les entreprises à revoir leurs processus et à innover. Par exemple, l’intégration de la biodiversité dans la chaîne de valeur peut déboucher sur des solutions nouvelles et durables.
Réduire les risques
En respectant les réglementations, les entreprises évitent des sanctions (amendes, suspensions de projets) et améliorent leurs relations avec les parties prenantes locales.
6. Des défis et des perspectives
Malgré les progrès, certains défis demeurent :
- Complexité du cadre légal : les petites et moyennes entreprises (PME) manquent souvent de ressources pour s’y conformer pleinement.
- Manque de sensibilisation : former les équipes reste une priorité pour une prise en compte effective de la biodiversité.
Cependant, des avancées internationales, comme le cadre de Kunming-Montréal adopté lors de la COP15, visent à protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Ces initiatives renforcent les obligations nationales et encouragent les entreprises françaises à agir dès maintenant.
Biodiversité et entreprise : obligations, mais aussi opportunités
Pour les entreprises, la biodiversité n’est plus juste un bonus sympa, c’est une responsabilité incontournable. Mais attention, derrière cette obligation se cache une mine d’opportunités ! En allant au-delà des cases réglementaires, elles peuvent transformer ces enjeux en vrais leviers de différenciation. Pratiques respectueuses, innovations green et engagements valorisés : les entreprises françaises ont tout à gagner en jouant collectif avec la nature. 🌿✨
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Où en est la biodiversité aujourd'hui ?

Sixième extinction : où en est la biodiversité aujourd’hui ?
73% des espèces disparues : où en est-on de la diversité des espèces aujourd’hui ?
La diversité des espèces, ce vivier inestimable qui constitue nos écosystèmes et soutient nos sociétés, est aujourd’hui confrontée à des menaces sans précédent. De la majestueuse baleine bleue au plus petit insecte pollinisateur, chaque espèce joue un rôle crucial dans l’équilibre de la planète. Où en sommes-nous face à cette crise grandissante ?
1. Diversité des espèces : le cœur battant de la biodiversité
La diversité des espèces, l’un des trois piliers fondamentaux de la biodiversité, désigne la variété des êtres vivants peuplant notre planète : animaux, végétaux, champignons, micro-organismes. Cette richesse n’est pas seulement une question de quantité, mais aussi de fonction. Chaque espèce contribue à l’équilibre des écosystèmes en occupant un rôle spécifique dans les chaînes alimentaires, la régulation des écosystèmes, ou encore la pollinisation.
- Un chiffre clé : Sur les 8 millions d’espèces estimées sur Terre, près de 1 million sont aujourd’hui menacées d’extinction, principalement à cause des activités humaines.
- Une diversité menacée dans tous les milieux : Que ce soit sur terre, dans les océans ou les eaux douces, la disparition des espèces s’accélère. Par exemple, les amphibiens sont actuellement le groupe le plus menacé, avec 40% de leurs espèces en danger.
2. Une extinction massive en cours
L’histoire de la Terre a connu cinq grandes extinctions massives. La sixième, en cours, est directement liée à l’impact humain. Nos modes de vie et nos activités bouleversent profondément les écosystèmes, provoquant des pertes irréversibles.
- Le rythme des disparitions des espèces est effréné :
- 73 % : C’est la chute moyenne des populations d’animaux sauvages suivies entre 1970 et 2020, selon l’Indice Planète Vivante du WWF.
- Un quart des espèces d’eau douce seraient menaces d’extinction, témoignant de la fragilité des écosystèmes aquatiques.
- Des espèces emblématiques sont en en danger :
- Le tigre, dont il resterait moins de 3 900 individus sauvages, lutte pour sa survie face à la déforestation et au braconnage.
- Les insectes pollinisateurs, essentiels à la production alimentaire, connaissent une chute considérable de leurs populations, avec 30 % d’entre eux déjà disparus en France.
- Les principales causes de l’érosion des espèces :
- Perte d’habitat : La conversion des forêts en terres agricoles ou en zones urbaines détruit leurs habitats naturels.
- Surexploitation des ressources : La pêche, la chasse, et l’exploitation forestière intensives épuisent les populations animales et végétales, fragilisant leurs cycles de reproduction.
- Changement climatique : L’augmentation des températures perturbe les cycles naturels forçant certaines espèces à migrer par exemple, souvent sans succès.
- Pollution et espèces invasives : Les écosystèmes déjà fragilisés subissent l’impact des polluants et la rivalité avec les espèces introduites devenant invasives.
3. Chaque espèce compte
La disparition d’une espèce ne se limite pas à une simple perte esthétique ou symbolique. C’est tout un système qui est menacé, car les espèces interagissent pour maintenir l’équilibre des écosystèmes.
- Des services écosystémiques cruciaux mis à mal :
- Les insectes pollinisateurs assurent la reproduction de 35 % des cultures mondiales, comme les fruits, les légumes et les oléagineux. Leur disparition met en danger notre sécurité alimentaire.
- Les grands carnivores, comme les loups ou les requins, régulent les populations d’herbivores et préservent ainsi la santé des écosystèmes.
- Un enjeu pour la santé humaine :
- La médecine moderne doit beaucoup à la diversité des espèces. Citons la pervenche de Madagascar qui a permis de développer des traitements contre certains cancers.
- Des écosystèmes sains limitent la propagation des maladies zoonotiques en maintenant un équilibre entre les espèces.
- Un effondrement silencieux, mais global : L’affaiblissement des populations animales et végétales entraîne une baisse de la résilience des écosystèmes face aux perturbations climatiques ou aux invasions d’espèces exotiques.
4. Les solutions pour freiner l’hémorragie
Bien que la situation soit critique, il existe des solutions pour enrayer le déclin de la diversité des espèces. Ces mesures nécessitent des engagements globaux, mais également des actions locales concrètes.
- Élargir et renforcer les aires protégées : Aujourd’hui, 16 % des terres et 8 % des océans sont protégés. L’objectif est de porter ces chiffres à 30 % d’ici 2030. Mais la protection doit être accompagnée d’une gestion efficace et d’une implication des communautés locales.
- Adopter des pratiques durables :
- Dans l’agriculture en réduisant l’usage des pesticides et en faisant la promotion d’une agriculture biologique et/ou régénérative pour préserver les habitats naturels.
- Dans la pêche en luttant contre la surpêche. Cela implique de favorise des pratiques durables et de créer des zones de reproduction protégées.
- Réduire la pollution et la production de déchets : la lutte contre les plastiques et les produits chimiques toxiques est essentielle pour préserver les espèces marines et terrestres.
- Encourager les initiatives basées sur la nature : restaurer les écosystèmes, comme les forêts ou les mangroves, permet de soutenir les populations d’espèces tout en atténuant les effets du changement climatique.
5. Inspirons-nous des succès
Malgré les défis, plusieurs initiatives démontrent qu’il est possible de protéger la diversité des espèces.
- Pour la réintroduction des espèces : le programme de réintroduction des bisons d’Europe a permis de stabiliser leurs populations dans certaines régions de Pologne et d’Espagne.
- Des pollinisateurs en milieu urbain : à Paris, l’installation de ruches et la création de jardins favorisent le retour des abeilles.
- La création de zones marines protégées : aux Seychelles, les efforts de conservation ont permis de revitaliser les récifs coralliens et les populations de poissons.
6. Les entreprises doivent agir
Les entreprises ont un rôle à jouer dans la préservation des espèces. En réorientant leurs pratiques et leurs investissements, elles peuvent devenir actrices de la conservation de la biodiversité. Comment faire :
- Évaluer ses impacts : les entreprises peuvent analyser leurs chaînes d’approvisionnement afin d’identifier les points critiques où agir pour réduire leur empreinte sur la biodiversité.
- Promouvoir l’innovation durable en s’inspirant du biomimétisme pour développer des technologies qui respectent les écosystèmes.
- Collaborer avec les ONG et les communautés : travailler ensemble pour restaurer les habitats et protéger les espèces en danger pour plus d’efficacité.
Un avenir encore possible
Le maintien de la diversité des espèces n’est pas qu’une question d’écologie, mais de survie. Protéger cette richesse, c’est garantir un avenir viable pour les générations futures. Il est encore temps d’agir, mais la mobilisation doit être collective. Entreprises, citoyens, décideurs, chacun peut et doit jouer un rôle pour préserver la biodiversité.
Et vous, quelle action entreprendrez-vous aujourd’hui pour protéger la diversité des espèces ?
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Lancez vous aussi votre roadmap Biodiversité
Nous accompagnons les entreprises à structurer, de façon ambitieuse mais réaliste, l’allègement de leur impact sur la biodiversité, à travers une Roadmap sur-mesure.
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Un condensé d’outils, de clés et d’enthousiasme pour s’engager dans cette grande transition durable (et potentiellement pouvoir fayoter lors de nos Masterclass 🙋♀️🙋)
Social listening et RSE

Social listening & RSE
Identifier les sujets RSE porteurs et éviter les crises
La communication RSE sur les réseaux sociaux est un exercice délicat : certains sujets suscitent l’adhésion, d’autres peuvent déclencher des controverses. Comment savoir quels thèmes sont porteurs pour votre marque et lesquels éviter ?
C’est précisément ce que nous avons réalisé pour Guerlain en 2023. Grâce au social listening, nous avons analysé les territoires de communication RSE de la marque et de ses concurrents, détecté les sujets sensibles et identifié les meilleures opportunités d’engagement.
Notre objectif : optimiser votre communication RSE
Avec notre expertise en veille et analyse des tendances sur les réseaux sociaux, nous vous aidons à :
✅ Définir votre territoire de communication : identifier les thématiques RSE qui résonnent avec votre marque et votre audience.
✅ Anticiper les crises : repérer les sujets à éviter pour prévenir tout bad buzz ou backlash.
✅ S’inspirer des résultats : analyser les réussites et les crises du secteur pour ajuster votre propre stratégie.
✅ Structurer une prise de parole impactante : construire une communication authentique et engageante sur les réseaux sociaux.
Notre méthode : le social listening appliqué à la RSE
Nous nous appuyons sur des outils avancés de social listening pour analyser en profondeur votre présence et celle de vos concurrents sur les réseaux sociaux.
🔍 Phase 1 – Analyse
- Étude de votre situation sur les réseaux sociaux et des conversations associées.
- Identification des sujets qui fonctionnent le mieux et ceux qui suscitent peu d’engagement.
- Veille des crises et controverses dans votre secteur.
📊 Phase 2 – Recommandations stratégiques
- Définition des risques et opportunités pour votre marque.
- Sélection des meilleurs formats et angles de communication en fonction des plateformes (Instagram, LinkedIn, TikTok…).
💡 Phase 3 – Création et activation
- Conception de campagnes et contenus engageants, basés sur les conclusions de l’analyse.
- Ajustement des messages, sur un principe de test & learn, pour maximiser l’engagement.
Vous souhaitez maîtriser votre impact sur les réseaux sociaux et éviter les faux pas ?
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L’histoire de la CSRD : de la NFRD à aujourd’hui

L’histoire de la CSRD : de la NFRD à aujourd’hui
La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) n’est pas sortie de nulle part. Elle s’inscrit dans un processus d’évolution progressif de la législation européenne sur le reporting extra-financier. Si aujourd’hui elle est le fer de lance de la transparence ESG (environnement, social et gouvernance), l’histoire de la CSRD remonte à plus d’une décennie. Ce retour aux sources permet de mieux comprendre l’histoire de la CSRD, son évolution et pourquoi elle est devenue une pierre angulaire des ambitions de durabilité de l’Union européenne.
Aux prémices, l’UE créa la NFRD
En 2014, l’Union européenne adopte la Non-Financial Reporting Directive (NFRD). Cette réglementation impose aux grandes entreprises de publier des informations non-financières sur leurs impacts ESG. Le champ d’application est limité aux grandes entreprises cotées, aux banques et aux assurances de plus de 500 salariés. Environ 11 600 entreprises européennes sont concernées.
La NFRD marque un tournant en introduisant la notion de transparence sur les impacts non-financiers des entreprises. Elle reconnaît officiellement que la performance économique doit être analysée à travers une grille plus large, intégrant les enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux.
Cependant, au fil des années, plusieurs failles apparaissent, mettant en lumière les limites de cette directive :
- Un manque de standardisation : les entreprises publient des données selon leurs propres méthodes, rendant leur comparaison difficile;
- Une faible portée : la directive exclut les entreprises non cotées ou de taille moyenne, bien qu’elles aient elles aussi un impact significatif sur les critères ESG;
- Peu de contrôle : les données publiées ne font l’objet que de vérifications limitées.
Le Pacte vert européen : un nouvel élan pour la durabilité
En 2019, la Commission européenne lance le Pacte vert pour l’Europe, un plan ambitieux pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Ce programme met en lumière la nécessité d’un cadre robuste pour mesurer les impacts ESG des entreprises.
Ainsi, l’Union européenne identifie la NFRD comme un levier clé à renforcer afin de garantir une transparence accrue. L’objectif est clair : intégrer pleinement la durabilité dans les modèles économiques européens. Mais face à ses limites et à l’urgence climatique, l’Union européenne propose une nouvelle directive : la CSRD. L’histoire de la CSRD prend ici un tournant décisif, visant à renforcer la transparence et la standardisation du reporting extra-financier. Destinée à remplacer et à étendre la NFRD, le cadre proposé repose sur des principes plus stricts et standardisés. Les ambitions sont claires :
- Élargir le champ d’application en incluant toutes les grandes entreprises européennes et certaines PME cotées;
- Standardiser les données grâce à des normes européennes harmonisées (ESRS).
- Renforcer la vérification des données avec des audits obligatoires pour garantir la fiabilité des informations rapportées;
- Faciliter l’accès aux données en imposant une publication dans un format électronique standard (xHTML).
L’arrivée de la CSRD
En novembre 2022, le Conseil de l’Union européenne adopte officiellement le texte de la CSRD. Cette directive vise à aligner les pratiques des entreprises avec les objectifs climatiques et sociaux du continent. Elle entre en vigueur en janvier 2023 et son application se fait progressivement, mais avec des étapes bien définies, afin de permettre aux entreprises de s’adapter.
L’avenir de la CSRD : elle prend l’omnibus ?
Le 26 février dernier, la Commission européenne présente une proposition omnibus de modification de la CSRD. Elle introduit plusieurs assouplissements susceptibles de modifier en profondeur la directive initiale :
- Les entreprises qui devaient être concernées dès 2026 ne le seraient finalement qu’en 2028;
- Les critères d’éligibilité seraient revus à la hausse : seules les entreprises de plus de 1 000 salariés, réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros ou un bilan annuel de plus de 25 millions d’euros resteront soumises à la CSRD;
- La directive assouplit également les exigences de collecte de données en supprimant l’obligation d’obtenir des informations auprès des fournisseurs non concernés par la CSRD. De même, le devoir de vigilance est allégé, avec un passage d’une évaluation annuelle à une évaluation quinquennale;
- La structure des ESRS serait revue avec une probable réduction du nombre de données à collecter.
Autre évolution majeure : les futures modifications des normes ESRS pourraient être adoptées directement par règlement, sans nécessiter une transposition dans les législations nationales. L’objectif affiché de ces révisions est de réduire la charge administrative et les obligations de reporting, en particulier pour les entreprises de taille intermédiaire. Toutefois, cette réorientation soulève des interrogations quant à l’ambition initiale de la CSRD et à son impact réel sur la transparence et l’engagement des entreprises en matière de durabilité.
Le Parlement européen et le Conseil ont les six prochains mois pour étudier et débattre les propositions législatives présentées. Alors que certains veulent la « simplification » de la CSRD, nous la voulons toute entière.
Une directive clé pour un avenir durable
L’histoire de la CSRD, depuis la NFRD jusqu’à aujourd’hui, reflète l’engagement croissant de l’Union européenne envers la durabilité des pratiques des entreprises opérant sur son territoire. Elle témoigne non seulement d’une volonté de mieux encadrer et standardiser, mais aussi de valoriser les efforts des entreprises pour un impact positif.
Chez Hyssop, nous comprenons que cette transition puisse paraître complexe. C’est pourquoi nous vous accompagnons à chaque étape :
- Décryptage des exigences : Comprendre les implications de la directive pour votre secteur et votre activité.
- Mise en place des outils : Structurer votre reporting selon les normes ESRS.
- Valorisation de vos engagements : Transformer vos actions ESG en un levier stratégique.
#CSRD #NFRD #ESG #ESRS #entreprises #impact #exigence #omnibus #engagement #RSE #conformité #stratégie #transition
Envie d’en savoir plus sur la CSRD ou d’être accompagné dans votre démarche?
Contactez Hyssop dès aujourd’hui et faisons de votre reporting un moteur de performance durable.
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SNCF Voyageurs fait rayonner son rapport RSE

SNCF Voyageurs fait rayonner son rapport RSE
La mission :
Depuis 2 ans, Hyssop réalise pour SNCF Voyageurs un rapport RSE : un document conçu pour valoriser les engagements mais surtout les experts et opérationnels qui œuvrent à déployer la stratégie RSE sur le terrain.
La demande porte ici sur la communication et l’amplification de ce rapport de transition durable : comment donner plus d’ampleur à cette publication et la faire rayonner, notamment sur les réseaux sociaux ?
Notre réponse :
Rendre accessible un contenu complexe grâce à des formats très visuels :
4. Des vidéos « pitchs duos » :
SNCF Voyageurs a eu l’idée d’un évènement innovant, initialement destiné aux journalistes : présenter des projets RSE réalisés en interne sous forme de pitchs de 4 minutes. Nous les avons aidé à réaliser des vidéos de 1 minute, reprenant ces pitchs, pour une diffusion à l’interne et sur LinkedIn.

Ce qu’on en retient :
#RSE #TransitionDurable #SNCFVoyageurs #CommunicationResponsable #Engagement #ConférenceDePresse #Vidéo #StratégieRSE #CommunicationDigitale
Ondes de coq : les petits gestes aux grands impacts

Ondes de coq : les petits gestes aux grands impacts
Le contexte :
Bpifrance apporte un soutien financier et accompagne le développement des entreprises françaises de toute taille. Pour favoriser les initiatives engagées pour l’environnement, Bpifrance a lancé la Communauté du Coq Vert. Les « éclaireurs », y jouent un rôle de mentors par le partage d’expérience.
L’objectif ?
Faire grandir cette communauté et embarquer de nouveaux décideurs grâce à un format vidéo pensé pour inspirer et donner des clés d’action : Ondes de coq.
Notre parti pris :
Tous les membres de la Communauté Coq Vert ne se ressemblent pas : il y a les entreprises à l’activité non RSE qui ont mis en place des solutions et celles qui ont développé leur business modèle autour d’un changement vertueux.
Leur point commun ? Le jour où elles ont osé prendre LA décision.
C’est ce passage à l’action que nous avons voulu mettre en lumière dans ce nouveau format : Ondes de Coq. Une série de vidéos permettant de donner un nouveau visage au changement en entreprise et valoriser les effets positifs d’une prise de décision, sur le concept de l’effet papillon. Parce qu’en matière de RSE, il suffit parfois de petits pas (confiés à toute une entreprise) pour faire avance en mode marathon.
Réalisation :
Hyssop a créé le concept, le naming, décliné l’identité graphique pour ce nouveau format et accompagné à la réalisation de la série de 10 vidéos postées sur Linkedin et Instagram. Un format conçu pour rendre visible l’impact des engagements RSE et encourager d’autres entreprises à s’inscrire dans cette dynamique.
Ce qu’on en retient :
Engager une communauté ne veut pas dire l’impressionner. Pour toucher votre cible, il est essentiel de rester proche de ses préoccupations et surtout en toute simplicité.À la clé : un taux d’engagement nettement amélioré sur les posts Linkedin et Instagram 😉
👉 Comme BPI, vous avez envie de créer de nouveaux formats inspirants ? Venez nous en parler !
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Les services écosystémiques : un trésor naturel à préserver
Les services écosystémiques : un trésor naturel à préserver
Les écosystèmes ne sont pas seulement de jolis paysages de cartes postales. Ils nous nourrissent, nous protègent et nous inspirent chaque jour. Plongez dans les quatre types de services écosystémiques qu’ils nous offrent, ces alliés invisibles mais essentiels à notre quotidien et à la santé de notre planète.
Les services écosystémiques, un pilier de la vie humaine
Les services écosystémiques sont tout ce que la nature nous offre sur un plateau, souvent sans qu’on s’en rende compte. Ils répondent à nos besoins essentiels, équilibrent notre environnement, nourrissent nos idées et assurent les bases même de la vie. Ces précieux coups de pouce se déclinent en quatre grandes catégories : approvisionnement, régulation, culture et soutien.
1. Les services d’approvisionnement : quand la nature remplit nos garde-mangers
Les services d’approvisionnement regroupent les ressources tangibles que les écosystèmes fournissent, souvent sans que nous en soyons conscients.
- La nourriture : la diversité des écosystèmes garantit une abondance alimentaire. Les océans, par exemple, fournissent plus de 80 millions de tonnes de poissons chaque année, une source essentielle de protéines pour des milliards de personnes;
- L’eau douce : les forêts et zones humides agissent comme des filtres naturels, purifiant l’eau que nous consommons pour boire, irriguer et produire;
- Les ressources médicinales : environ 25 % des médicaments modernes proviennent de plantes;
- Les matières premières : les écosystèmes fournissent des matériaux essentiels à notre vie quotidienne (bois, fibres, minéraux, etc.).
👉 Plus de 50 % du PIB mondial dépend directement ou indirectement des services que la nature nous offre.
2. Les services de régulation : les garants de notre équilibre environnemental
Ces services interviennent dans la régulation des processus naturels pour maintenir un équilibre vital.
- Régulation climatique : les forêts et les océans jouent un rôle crucial dans l’absorption de CO₂;
- Pollinisation : les insectes pollinisateurs, comme les abeilles, contribuent à 75% de la production mondiale de cultures alimentaires;
- Purification de l’eau et contrôle des inondations : Les zones humides, telles que les mangroves, absorbent les polluants et protègent les zones côtières contre les tempêtes en réduisant jusqu’à 66 % la hauteur des vagues;
- Lutte contre les parasites : les écosystèmes régulent naturellement les populations d’insectes nuisibles, réduisant ainsi le besoin en pesticides.
👉 Les forêts tropicales, comme l’Amazonie, stockent environ 250 milliards de tonnes de carbone, aidant à ralentir le réchauffement climatique.
3. Les services culturels : la nature, source d’inspiration et de bien-être
Les services culturels sont souvent sous-estimés, mais ils jouent un rôle majeur dans notre bien-être mental et spirituel.
- Tourisme et loisirs : les parcs naturels et les réserves attirent des millions de visiteurs chaque année;
- Valeurs spirituelles et religieuses : de nombreux peuples autochtones et communautés locales entretiennent des liens spirituels avec la nature, attribuant une signification sacrée à certains paysages ou espèces;
- Inspiration artistique et éducation : la nature inspire depuis toujours les artistes, les écrivains et les scientifiques. Le biomimétisme, par exemple, s’inspire des écosystèmes pour développer des solutions innovantes dans des domaines comme l’architecture ou l’ingénierie.
👉 Le tourisme lié à la nature est conséquent : par exemple le tourisme de montagne représente une part comprise entre 9 % et 16 % des arrivées de touristes internationaux dans le monde.
4. Les services de soutien : la fondation des autres services
Les services de soutien constituent la base essentielle qui permet aux autres services écosystémiques de fonctionner.
- Formation des sols : les micro-organismes et les processus biologiques enrichissent les sols en nutriments, favorisant la croissance des cultures;
- Cycle des nutriments : les écosystèmes recyclent les nutriments nécessaires à l’agriculture et aux chaînes alimentaires;
- Production primaire : par la photosynthèse, les plantes transforment l’énergie solaire en biomasse, supportant ainsi toute la chaîne alimentaire terrestre.
👉 Les récifs coralliens abritent environ 25 % de toutes les espèces marines, bien qu’ils ne couvrent que 0,2 % de la surface des océans.
Les entreprises, facteur clé de la préservation des écosystèmes
Les entreprises ont une responsabilité dans la préservation des écosystèmes. Voici comment elles peuvent agir :
- Adopter une gestion durable des ressources : par exemple, en réduisant l’utilisation de l’eau ou en optant pour des matières premières renouvelables;
- Réduire leur empreinte carbone : investir dans des technologies propres et des énergies renouvelables pour atténuer leur impact sur le climat;
- S’engager dans la restauration écologique : les entreprises peuvent financer des projets de reforestation ou soutenir la restauration de zones humides;
- Innover : développer des produits respectueux de la biodiversité et promouvoir une économie circulaire
👉 Guerlain, engagé dans la préservation des abeilles, illustre parfaitement comment une entreprise peut aligner ses activités avec les objectifs de préservation de la biodiversité.
Préserver aujourd’hui pour ne pas réparer demain
Les services écosystémiques sont essentiels à notre survie, à notre économie et à notre bien-être. Pourtant, ils sont menacés par les activités humaines. En adoptant des pratiques respectueuses de l’environnement, nous pouvons garantir leur durabilité pour les générations futures. Entreprises, citoyens et gouvernements : ensemble, nous avons le pouvoir de préserver ces trésors naturels. Car si la nature nous donne tant, elle peut aussi nous rappeler à l’ordre.
👉 Vous voulez développer la protection de la biodiversité et des écosystèmes dans votre entreprise ? C’est par ici !
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Lancez vous aussi votre Roadmap Biodiversité
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Comprendre la biodiversité et préserver ses trois piliers

Comprendre la biodiversité et préserver ses trois piliers
La biodiversité est un puzzle fascinant de génétique, d’écosystèmes et de relations complexes. Décryptage des trois piliers de ce trésor naturel.
Comprendre la biodiversité : clé de voûte de la vie sur Terre
La biodiversité, ce mot si souvent évoqué, incarne bien plus qu’un simple inventaire d’espèces. Elle désigne l’ensemble des formes de vie, leurs interactions et les écosystèmes qu’elles composent. Pour mieux comprendre la biodiversité, il faut en explorer ses trois facettes essentielles : génétique, espèces et écosystèmes. Ensemble, elles soutiennent la vie sur Terre, assurant des services fondamentaux.
Pourtant, la biodiversité est en déclin accéléré, avec une chute de 73 % des populations animales sauvages suivies ces cinquante dernières années. En comprendre les rouages est une première étape pour mieux la préserver.
1. La diversité génétique : l’ADN de l’adaptation
La diversité génétique représente les variations au sein des gènes d’une même espèce. Ces différences génétiques sont essentielles à l’adaptation et à la survie des espèces face aux menaces environnementales.
Pourquoi est-elle cruciale ? La diversité génétique agit comme un bouclier naturel, permettant aux espèces de s’adapter aux changements environnementaux, aux maladies et aux catastrophes. Sans elle, les populations deviennent vulnérables, fragilisant l’ensemble des écosystèmes dont elles font partie.
Exemple : le cas des bananiers Cavendish. Cultivés à partir d’un seul clone génétique, ils sont aujourd’hui menacés par la maladie de Panama, un champignon ravageur auquel ils ne peuvent s’adapter, faute de diversité génétique.
2. La diversité des espèces : l’arche de la biodiversité
La diversité spécifique, ou diversité des espèces, englobe toutes les formes de vie : du plus petit microbe à la baleine bleue. Chaque espèce joue une partition unique. Les abeilles, par exemple, sont les cheffes d’orchestre de la pollinisation. La disparition de pollinisateurs risque, par exemple, d’entraîner des déficits de récolte d’une valeur comprise entre 235 et 577 milliards de dollars chaque année, réduisant la productivité agricole.
La disparition d’une espèce peut engendrer un effet domino, perturbant l’ensemble de l’écosystème. Imaginez une forêt tropicale amputée de ses grands prédateurs : c’est tout un équilibre fragile qui vacille.
3. La diversité des écosystèmes : des mondes en équilibre fragile
Enfin, la diversité des écosystèmes désigne la variété des habitats naturels : forêts, zones humides, océans, déserts, etc.
Pourquoi est-elle essentielle ? Chaque écosystème abrite des communautés spécifiques d’espèces et joue un rôle écologique crucial. Les zones humides, par exemple, filtrent l’eau naturellement et agissent comme des barrières contre les inondations.
Un constat alarmant : Dans le monde, plus de 85% de la surface des zones humides a disparu, mettant en péril les services qu’elles offrent.
4. Des liens indissociables
Les trois types de biodiversité sont profondément interconnectés. Une diversité génétique riche contribue à la santé des espèces, qui elles-mêmes maintiennent l’équilibre des écosystèmes. La destruction d’un habitat entraîne des pertes d’espèces, ce qui peut réduire la diversité génétique restante.
5. Menaces et solutions : les 5 grands facteurs d’érosion de la biodiversité
La biodiversité s’effrite sous l’effet de cinq pressions majeures, connu sous le nom de « facteurs d’érosion » :
- La destruction et fragmentation des habitats naturels : l’urbanisation et l’agriculture intensive détruisent les écosystèmes naturels.Solution : protéger et restaurer les habitats naturels en créant des aires protégées et en favorisant l’aménagement durable;
- La surexploitation des ressources naturelles : la surpêche et la surexploitation forestière menacent les écosystèmes. Aujourd’hui, 80 % des espèces propres à la consommation sont surexploitées ou pleinement exploitées.Solution : adopter des pratiques responsables, comme la pêche durable et la gestion raisonnée des forêts;
- Les pollutions : pesticides, plastiques et rejets industriels asphyxient les milieux air, eaux et sols.Solution : réduire les polluants en renforçant la législation et en développant des alternatives moins nocives;
- Les espèces invasives : elles rivalisent avec les espèces locales, perturbant les équilibres.Solution : contrôler leur introduction et favoriser les espèces autochtones;
- Le changement climatique : les modifications des températures et des régimes hydriques perturbent les écosystèmes.Solution : réduire les émissions de gaz à effet de serre et intégrer des solutions basées sur la nature.
6. La responsabilité des entreprises : acteurs du changement
Les entreprises occupent une place importante dans la préservation de la biodiversité. Par leurs choix stratégiques et leurs activités, elles influencent directement les écosystèmes, que ce soit via leurs chaînes d’approvisionnement, leurs pratiques industrielles ou leur impact sur les territoires. Selon le Rapport Planète Vivante 2020 du WWF, la production agricole représente 80% de la déforestation mondiale, 70% de l’utilisation d’eau douce et 70% de la perte de biodiversité terrestre, illustrant l’impact significatif des activités humaines sur les services écosystémiques. Intégrer la biodiversité dans sa stratégie d’entreprise, c’est agir pour l’avenir… et même pour le présent.
- Évaluer ses impacts : mesurer les effets de ses activités sur la biodiversité pour mieux les réduire;
- Favoriser des pratiques durables : privilégier des fournisseurs respectueux des écosystèmes et contribuer à la réduction de leur empreinte écologique;
- Collaborer avec ses parties prenantes : travailler avec des ONG, communautés locales et scientifiques pour co-construire des solutions;
- Sensibiliser ses équipes : engager ses collaborateurs dans des initiatives de préservation.
Agir avant qu’il ne soit trop tard
Comprendre la biodiversité, c’est reconnaître qu’elle n’est pas qu’un enjeu environnemental, mais une question de survie pour l’humanité. En préservant ses trois piliers, nous sauvegardons non seulement la nature, mais aussi les services inestimables qu’elle nous rend au quotidien. Rappelez-vous : protéger aujourd’hui, c’est éviter de devoir restaurer demain.
👉 Vous voulez apprendre à mieux prendre en compte la biodiversité dans votre entreprise ? C’est par ici !
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2024 sera placé sous le signe de la biodiversité
Commençons l’année ensemble avec notre série de masterclass biodiversité, aussi savoureux qu’une galette en bien plus digeste.
Master Class #1
🗓️ 10 janvier de 9h30 à 10h30 – Avec l’Office Français de la Biodiversité (OFB)
OBJECTIF 5000 ENTREPRISES ENGAGÉES POUR LA NATURE : LE POURQUOI DU COMMENT.
Le 27 novembre dernier, le gouvernement a présenté la Stratégie Nationale Biodiversité 2030. C’est la nouvelle feuille de route pour tous les acteurs de la Société et notamment les entreprises qui sont fortement mobilisées, avec un objectif ambitieux de 5 000 entreprises engagées pour la Nature
Entreprises Engagées pour la Nature est un programme de l’OFB qui propose aux entreprises de déposer une feuille de route biodiversité qui en fonction de l’évaluation qui en sera faite, obtiendra une reconnaissance de l’OFB.
Mais, si les entreprises se sont bien appropriée la problématique du carbone, il n’en est pas de même pour la biodiversité et dans une contexte qui va être contraint également par la CSRD, elles ont des difficultés à identifier leurs impacts et les actions à mettre en place.
Dans cette masterclass, nous allons répondre à ces questions essentielles :
– La biodiversité, c’est quoi ? En quoi cela concerne une entreprise ? Pourquoi faut il s’y intéresser ?
– Comment identifier nos impacts et nos dépendances à la biodiversité ?
– Comment mettre en place une feuille de route ? La séquence E.R.C. (éviter, réduire, compenser) appliquée à la biodiversité.
– L’OFB, présent pour l’évènement, présentera le programme EEN avec des exemples de feuille de route et un état des lieux des entreprises aujourd’hui sur ce sujet biodiversité.
Suivi d’un temps d’échange pour répondre à vos remarques et questions.
Master Class #2 REPORTÉE
🗓️ EN ATTENTE D’UNE NOUVELLE DATE – Avec Clément Renaudet, Responsable biodiversité chez Guerlain
COMMENT PRÉSERVER LA NATURE QUAND ON PRÉSERVE SES MERVEILLES.
Plus de 50% du PIB mondial dépend de la nature et de ses services. Malheureusement, on puise aujourd’hui trop et trop vite dans cette ressource qui n’est pas inépuisable et nous avons déjà fait disparaître beaucoup d’espèces comme en témoigne la liste rouge de l’UICN sur les espèces menacées en France.
Plusieurs points importants à aborder pendant cette masterclass :
– Quels sont les différents facteurs de pression sur la biodiversité ?
– Comment nos activités interagissent avec la biodiversité tout au long de notre chaine de valeur ? Focus sur l’étape du sourcing et identification des actions à mettre en place.
– Comment, en tant que parfumeur international, adopter un comportement responsable et veiller à ne pas épuiser les ressources ? Retour d’expérience de Clément Renaudet, responsable biodiversité chez Guerlain.
Suivi d’un temps d’échange pour répondre à vos remarques et questions.

Master Class #3
🗓️ 26 janvier de 11h30 à 12h30 en partenariat avec Make Sense – Avec la participation du WWF France
PME & BIODIVERSITÉ : IL N’Y A PAS QUE LE CARBONE DANS LA VIE, POURQUOI ET COMMENT AGIR ?
Dans le cadre de la stratégie nationale biodiversité mais aussi de la nouvelle réglementation CSRD, les entreprises vont devoir reporter sur leur responsabilités et leurs actions pour la biodiversité. Elles vont donc se retourner vers leurs sous traitants et leurs fournisseurs pour avoir des informations. Après le carbone, une complexité de plus à gérer pour des entreprises qui ne sont pas armées pour le faire !
Et si, au contraire, on y voyait une opportunité ?
Et si on vous aidait à mettre en place des actions pertinentes et efficaces ?
C’est l’objet de cette masterclass :
– La biodiversité, c’est quoi ? En quoi cela concerne mon entreprise ?
– Quels sont les impacts d’une PME sur la biodiversité au travers des 5 facteurs de pression ?
– Comment s’adapter aux législations qui se mettent en place ?
– Quelles sont les opportunités pour mon entreprise dans la mise en place d’une roadmap biodiversité ?
– Comment construire une feuille de route biodiversité, de manière pragmatique mais sans tomber dans le greenwashing et les fausses bonnes idées ? Quelles actions mettre en place ?
Suivi d’un temps d’échange pour répondre à vos remarques et questions.
Lancez vous aussi votre Roadmap Biodiversité
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La CSRD, depuis aujourd'hui une réalité
Depuis ce matin, la CSRD est une réalité car la France vient de transposer la directive Européenne dans son intégralité. La CSRD (obligation de reporting extra financier) ça fait peur. Pourquoi? Parce que plus de 3500 entreprises, non concernées jusque là et souvent non armées, vont devoir s'y coller, sous peine d'amende allant jusqu'à 75 000euros et 5 ans d'emprisonnement.
💪 Notre conviction chez Hyssop, c'est que la CSRD n'est pas une fatalité. Ca peut être simple dans son explication, mais aussi dans sa réalisation, voire constituer une vraie opportunité pour votre business et pour la dynamique d'entreprise. Nous y travaillons d'arrache pied depuis des mois.
C'est ce que nous vous présenterons en début d'année prochaine dans notre prochain cahier pratique RSE réalisé avec le media The Good. En attendant, nos consultants sont là pour vous dire si vous êtes concernés, vous simplifier le complexe, et vous accompagner pour anticiper ou réaliser ce reporting. N'hésitez pas à nous contacter.
Devenez "Entreprises Engagées pour la Nature"
Entreprises engagées pour la Nature
Depuis un an, l’Office français de la biodiversité nous a confié, en partenariat avec les écologues d’ACTeon environment et en résonance avec la Stratégie Nationale Biodiversité présentée le 27 Novembre 2023, l’évaluation des roadmaps biodiversité des entreprises engagées dans le programme Entreprises Engagées pour la Nature.
Ce programme a pour ambition d’engager les entreprises en faveur de la biodiversité. Il vise à faire émerger, reconnaître et valoriser des plans d’actions d’entreprises. Il s’adresse aux entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité, initiées ou débutantes en matière de biodiversité et qui veulent s’engager concrètement.
Après avoir travaillé sur une cinquantaine de roadmap d’entreprises de 5 à 5000 personnes, nous sommes capables de dire que ce programme est une excellente façon de donner un cap à l’entreprise mais aussi de pouvoir bénéficier de conseils avisés.
Dans la Stratégie Nationale Biodiversité, l’Etat a donné un objectif de 5 000 entreprises engagées pour la Nature, soyez donc parmi les premiers et donnez-vous une chance de pouvoir bénéficier de toutes les opportunités qu’offre un plan d’action biodiversité.
COP15, cadeau de Noël ou pas ?
Dominique Royet s'est entretenue avec Arnaud Greth, ancien Directeur des programmes au WWF et fondateur Président de l'ONG Noe (experte sur les sujets de biodiversité) qui développe depuis 20 ans des programmes de protection de la biodiversité en France mais gère aussi des réserves de biodiversité en Afrique, comme au Niger, Tchad et Congo.
Bonjour Arnaud. Tu connais bien cette problématique des espaces protégés, et je me suis dit que tu pouvais m'aider à comprendre si la COP15 Biodiversité de Kunming/Montréal qui vient de s'achever est ou non un joli cadeau de Noël ?
Oui, c’est définitivement un cadeau de Noël pour la Nature (et donc pour nous !). Elle se termine sur un résultat inespéré, un message d’espoir pour les générations futures : L’objectif 30 30 (protéger 30 % de la planète en 2030) affirme pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, que nous sommes collectivement prêts à redonner de la place à la nature.
Lorsque j’ai lu que 30 % des surfaces allaient être protégées, je t’avoue que j’ai eu quelques doutes sur la possibilité de le faire. Qu’en penses-tu ?
Tu n’as pas tort, c’est un vrai challenge. 18 % des surfaces terrestres et 8 % des surfaces maritimes sont classées en Aires Protégées, selon les chiffres officiels. Mais les statuts de protection sont variables et, dans la réalité, beaucoup de ces aires protégées ne sont pas réellement protégées (on parle de Parcs sur le papier). Elles sont soumises au braconnage ou à la surpêche, sont envahies par le pastoralisme et l’agriculture, ou sont menacées par des projets d’exploitation minière ou pétrolière, ou des infrastructures.
En France, par exemple, seuls 1,5 % du territoire métropolitain bénéfice d’un statut de protection fort (sans aucune utilisation extractive des ressources naturelles). On est donc loin du compte…
Mais comment est-il possible de ne pas respecter ces statuts de protection ?
En fait, dans beaucoup de nos Parcs Nationaux et Réserves Naturelles, la chasse, l’exploitation forestière, la pêche, le pâturage sont légalement autorisés, et cela modifie évidemment la dynamique naturelle des écosystèmes, et leur bon fonctionnement. Or ce sont normalement les statuts de protection les plus forts… Il existe de nombreux statuts de protection des espaces naturels, dont beaucoup sont peu contraignants.
Alors, seul l’emballage nous fait penser que c’est un cadeau de Noël mais en réalité, ce n’est pas si ambitieux que ça ou c’est totalement irréaliste et ça ne pourra pas être mis en œuvre ?
Au-delà de l’ambition, c’est quand même un signe fort des pays qui se sont engagés pour sauvegarder et restaurer la biodiversité. Cela montre la prise de conscience planétaire de l’importance de la biodiversité au même titre que le climat. Et d’ailleurs on ne sauvera pas le climat sans sauver la biodiversité ! Les 2 sont liés.
Mais, dans un premier temps, il est impératif de protéger sur le terrain et efficacement les espaces protégés existants. Pour cela, et comme s’y engage la communauté internationale à la COP15, il faut plus de moyens financiers. Par ailleurs, et on l’oublie toujours, il faut aussi améliorer la gouvernance des projets de terrain.
La gouvernance, qu’entends-tu par là ?
La gouvernance est un point essentiel que tout le monde semble négliger…
Trop d’argent est gaspillé ou mal utilisé à cause de circuits de financements trop complexes, d’une méconnaissance de la réalité des pays concernés, de projets mal conçus, ou tout simplement de la corruption qui règne dans certains des pays concernés. L’argent arrive difficilement sur le terrain, jusqu’aux gestionnaires de Parcs, aux organisations de la société civile, aux communautés locales, qui sont les véritables acteurs de changement. Par ailleurs, le cycle de financement des bailleurs internationaux est souvent un cycle de temps court, de 3/5 ans, en lien avec les engagements et les mandats politiques.
Or, la protection de la biodiversité ne peut se faire que sur un temps long, de 10 à 20 ans. Ce travail de protection des espaces se co-construit avec les communautés locales et les autres acteurs du territoire, qui doivent s’approprier le projet, y trouver leur intérêt et permettre la restauration de la biodiversité en harmonie avec son environnement social et économique. C’est établir un contrat social avec toutes les parties-prenantes.
Aussi les ONG comme la nôtre sont victimes de cette contradiction. Noé s’engage, auprès des États, à gérer les parcs sur un mandat de 20 ans mais tous les 3 ou 4 ans, nous devons retrouver des financements qui sont essentiels pour faire perdurer le projet. Arrêter un projet au bout de quelques années est totalement contre-productif et finalement, une façon de jeter l’argent par les fenêtres. Pourtant, sur le terrain, on le voit souvent…
Je t’entends mais alors, cette COP 15 c’est un cadeau de Noël ou pas ?
Oui, bien sûr, ç’est un engagement fort de la communauté internationale, pour autant que les organisations de terrain et les institutions de sauvegarde de la biodiversité soient vigilantes sur les conditions de la réussite, et que bien sûr, chaque pays respecte ses engagements... Ensemble, nous contribuerons à faire de cette ambition une réalité sur le terrain.
Noé est donc aux premières loges pour agir mais que peut faire le simple citoyen du monde pour la biodiversité ?
Et bien, prenons nos responsabilités et faisons des gestes simples, accessibles à tous :
- Laissons de la place à la Nature dès que nous le pouvons : influençons par nos votes les politiques des collectivités et du gouvernement, demandons à nos communes de mettre en place des réserves de biodiversité sur ses terrains mais aussi évidemment laissons un coin de nature dans nos jardins.
- Consommons moins et mieux : deux menaces majeures pour la biodiversité sont la surconsommation des ressources naturelles et le changement climatique. En prenant moins nos voitures, en achetant moins de produits, en mangeant moins de viande, nous diminuons les pressions sur la biodiversité. Nous devons aussi être attentifs à la façon dont les produits sont fabriqués : huile de palme, empreinte carbone, pesticides, …
La clef dans ce monde hyperconnecté est de se reconnecter avec la Nature. C’est ainsi que nous pourrons être plus heureux et conscients des limites que nous devons respecter.
Plan Sobriété Énergétique : c'est quoi ?
Plan de sobriété énergétique
Le plan de sobriété énergétique est (enfin) une initiative du Gouvernement pour accélérer les efforts des entreprises & collectivités en matière de consommation d’énergie. Paradoxalement, il aura fallu attendre une guerre pour que les politiques bougent les lignes de l’énergie…
Alors que le GIEC alerte sur l’état actuel du climat et que la situation en Ukraine ne se stabilise toujours pas, l’abondance énergétique telle que nous l’avons connue n’a jamais été autant en péril.
Emmanuel Macron l’avait annoncé le 14 juillet dernier « On doit rentrer collectivement dans une logique de sobriété […]. On va préparer un plan pour se mettre en situation de consommer moins. ». Elisabeth Borne, première ministre, a donné plus de détails sur ce plan. Enfin ! ça y est, on va passer aux choses sérieuses !
Sobriété énergétique d’accord… mais qu’est ce que c’est ?
Contrairement à l’efficacité énergétique (mieux gérer ses consommations et améliorer ses équipements pour qu’ils soient moins énergivores, tout en maintenant le même confort de vie), la sobriété énergétique c’est : prendre des mesures de réduction nette des consommations d’énergies, par des changements de comportements, de mode de vie et d’organisation collective.
Quel est l’objectif du Plan ?
Réduire la consommation d’énergie de 10% d’ici 2024 et de 40% d’ici 2050 en fonction de 2019, année de référence. Cela pour enrayer les dépenses énergétiques qui ne sont pas indispensables et réduire l’impact carbone.
Pourquoi maintenant ?
D’abord parce qu’il y a urgence à cause de la crise énergétique liée à la guerre, que les centrales nucléaires sont en maintenance mais aussi et surtout parce qu’on est clairement pas en avance au niveau sobriété énergétique…
Tout cela fait craindre une pénurie de gaz et des difficultés d’abondance électrique. Bref, en terme d’énergie, l’hiver risque d’être très chaud, du moins…très froid…enfin l’hiver sera chaud parce qu’il fera froid.
Elisabeth Borne assurait en août dernier que les ménages ne seraient pas concernés par les coupures de gaz. Ce serait les entreprises très consommatrices, qui pourraient subir des coupures . Pour l’électricité en revanche, des coupures sont plus sûres, de deux heures, quartier par quartier.
Pour éviter ça, le gouvernement mise sur son plan de sobriété énergétique, et tente ainsi de s’aligner avec les enjeux environnementaux auxquels nous faisons face. Après avoir demandé aux Françaises et aux Français de participer à l’effort collectif en appliquant des gestes au quotidien pour économiser l’énergie, le gouvernement demande aux entreprises de s’engager dans cet effort. Qu’il s’agisse d’éviter une pénurie ou de s’aligner un peu plus avec l’Accord Climat de Paris de 2015 qui prévoit d’atteindre une neutralité carbone d’ici 2050, la France doit considérablement diminuer sa consommation d’énergie.
Ok et on en est où aujourd’hui ?
L’ambition de la France en terme de sobriété énergétique est importante et l’hexagone est en retard. Le rapport annuel du Haut Conseil pour le Climat évoque une progression insuffisante face au changement climatique, à cause d’un manque « d’objectifs stratégiques, de moyens et de suivi ». L’instance indépendante qui évalue la politique climatique du gouvernement français appelle l’État à un « sursaut ». Pour rappel, le Conseil d’État avait condamné la France en 2021 pour « inaction climatique ».
Enfin, les résultats aux dernières élections présidentielles montrent clairement que les Françaises et les Français demandent une prise de conscience urgente de la part de l’État et des autres acteurs politiques, face aux changements climatiques.
La France n’est pas la seule a avoir de belles et grandes ambitions, l’Europe aussi avec son programme « Green Deal ». L’Europe revoit d’ailleurs son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), prévue à 40% pour 2030, elle est aujourd’hui à 55%, par rapport à l’année de référence 1990, avec toujours pour objectif de devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050.
Concrètement ?
Des actions pour consommer moins d’énergie sont déjà prévues : le 1er octobre prochain, les gares, les aéroports ainsi que les stations de métro devront couper les publicités des écrans numériques si une « forte tension » se faisait ressentir par le gestionnaire du réseau électrique.
Sur le même principe que le « Green Deal » de l’Europe, la France prévoit des objectifs de réduction des GES pour chaque secteur d’activité. Ces derniers devront établir une feuille de route avec un calendrier précis des mises en oeuvre de leurs actions. Dès septembre, 3 premiers grands secteurs seront concernés par des discussions : les forêts, l’eau et la production d’énergie décarbonée (nucléaire et renouvelable).
Aussi, six groupes de travail (administration, entreprises, collectivités territoriales, établissements recevant du public, logement et numérique) ont été lancés afin d’élaborer un plan cohérent et réalisable. Les conclusions de leurs efforts seront publiées à la fin du mois de septembre 2022.
Pour les acteurs publics ça veut dire quoi ?
Différentes pistes de réflexion autour du plan de sobriété énergétique sont en cours. Avec en tête de liste « accélérer la rénovation énergétique des bâtiments publics par l’amélioration de leur performance énergétique. Rappelons que le secteur du bâtiment représente 44% de l’énergie consommée en France. Comment ? Grâce à 6 principaux travaux :
- l’isolation du toit (25 à 30% des déperditions énergétiques) ;
- l’isolation des murs (25% des pertes de chaleur) ;
- l’isolation des fenêtres (10 à 15% des déperditions thermiques);
- l’isolation des sols (7 à 10% de gaspillage énergétique évité) avec notamment les caves, les garages, le dessous des carrelages et des parquets ;
- le changement de la ventilation ;
- le remplacement des systèmes de chauffage (installation de pompes à chaleur pour remplacer les chaudières au fioul ou au gaz).
Une autre mesure évoquée est de limiter la consommation et de permettre aux plus précaires d’en bénéficier, par des fermetures occasionnelles de bâtiments publics, du télétravail serait alors mis en place.
Pour les entreprises, qu’est ce qu’on fait ?
La voiture est aujourd’hui le moyen de transport privilégié pour les déplacements entre le domicile et le travail (la voiture représentait 70,8% de ces déplacements en 2020). En réponse, le forfait mobilités durables (FMD) devrait être étendu à la rentrée. Il sera cumulé au remboursement partiel d’un abonnement de transports en commun (même si les déplacements annuels sont inférieurs à 100 jours) pour inciter les salariés à modifier cette habitude et diminuer leur impact.
Lors de son dernier discours à l’université d’été du Medef, Elisabeth Borne a annoncé quelques actions adressées aux entreprises :
– établir en septembre son propre plan de sobriété ;
– nommer un ambassadeur de la sobriété (sur le modèle des référents Covid) ;
– accompagner les salariés vers l’adoption de mobilités plus propres et à l’adaptation des moyens de déplacement. Les entreprises doivent également favoriser « les nouvelles façons de travailler », en incitant par exemple au télétravail.
Hyssop, AGENCE DE CONSEIL EN RSE peut vous accompagner sur ce sujet.
Et si ce n’est pas suffisant ?
Selon l’état et l’urgence de la situation, plusieurs actions seront mises en place de manière progressive :
1) mise en place de mesures axées sur la sobriété ;
2) limitation de la consommation de gaz ;
3) coupures de gaz et d’électricité.
Sources :https://bonpote.com/5-ans-apres-peut-on-dire-que-laccord-de-paris-na-servi-a-rien/
https://www.greenly.earth/blog-fr/tout-comprendre-sur-le-plan-de-sobriete-energetique-a-venir?utm_term=&utm_campaign=perf-max-fr&utm_source=google&utm_medium=cpc&utm_content=&gclid=CjwKCAjwvNaYBhA3EiwACgndggjB2BusuhLE8JyoLNeQlpdIid4FVoEqMeX9yM6_Nx4ZtSRmMbg9URoCK8AQAvD_BwE
https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/08/30/elisabeth-borne-affirme-qu-il-n-y-aura-pas-de-coupure-de-gaz-chez-les-menages-francais-en-cas-de-penurie_6139552_823448.html
https://www.europe1.fr/politique/plan-de-sobriete-energetique-que-prevoit-le-gouvernement-4131161
https://www.journaldunet.com/management/direction-generale/1513957-sobriete-energetique-des-entreprises-ce-que-l-on-sait/
https://www.sortiraparis.com/actualites/a-paris/articles/280850-sobriete-energetique-plus-de-teletravail-cet-hiver
http://www.virage-energie.org/fiches-pedagogiques/la-sobriete-energetique/
The Good parle de nous
Hyssop, l'agence RSE résiliente, stimulante et essaimante
Un créa, un stratège et une des pionnières du développement durable en France se sont unis il y a deux ans pour créer une agence de conseil RSE qui connaît un succès fulgurant.
Ils se sont lancés par conviction et non par opportunisme. « Vous savez, notre carrière est plutôt derrière nous mais nous avions, tous les trois, envie de donner encore plus du sens à ce que nous faisions, nous raconte Guillaume Gozé. Selon l'ONU, il nous reste 10 ans pour réagir. Mais à force de le répéter, on perd un temps fou. Alors on ne le dit plus : on le fait. L'avenir, on y croit dur comme faire et c'est pour cela que nous avons créé Hyssop avec Dominique Royet et David Garcia. » Ces « trois mousquetaires » de la RSE ont des CVs qui parlent d'eux-mêmes. Directeur de la communication d'Eurostar pendant plus de 7 ans, Guillaume Gozé a ensuite été directeur stratégique de Saguez et Partners pendant un autre « septennat » avant de partir aux Etats-Unis pour prendre les commandes du bureau de l'agence américaine Kettle à San Francisco. David Garcia est un concepteur rédacteur spécialisé dans la communication durable qui a près de vingt ans d'expérience derrière lui et qui a travaillé pour de nombreuses agences dont Fullsix, Ogilvy, Publicis, Sidièse et monsieurdavidgarcia.com. Dominique Royet est, elle, une des pionnieres du développement durable en France. Après un début de carrière chez Disney en tant que responsable des licences et des partenariats, elle a rejoint WWF en 1999 pour développer pendant 9 ans les partenariats avec les entreprises et piloter la communication de l'ONG en France. Avec Carrefour, elle est notamment parvenue à imposer le label FSC de bonne gestion forestière dans l'hexagone. En 2008, elle a co-créé un cabinet conseil en développement durable, Greenflex, où elle a accompagné pendant 4 ans des PME et des ETI dans leurs stratégies RSE. Après une expérience d’innovation sociétale au sein d’Alternatives et Alliances, elle prend en 2015 la direction du label Max Havelaar en France. Ce parcours sans faute n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. « J’ai passé 18 ans de ma vie à prêcher dans le désert, nous avoue-t-elle, mais depuis 2 ans, je sens vraiment que le vent souffle dans la bonne direction…».
L’agence que les partenaires ont fondée en octobre 2020 repose sur les trois piliers de compétence. « Dominique dirige les diagnostics et les plans d’action RSE pour nos clients, explique Guillaume Gozé. Je suis, de mon côté, plus spécialisé dans la stratégie de marque et David est notre directeur de création qui orchestre les campagnes. Avoir ces trois activités sous une seule et même ombrelle est assez rare mais cela permet d’offrir une vision globale à nos clients. Notre unique objectif est d’avoir un impact. Nous ne sommes pas dans le story-telling mais dans le story-proving ».
La crise sanitaire n'a pas empêché Hyssop, qui tire son nom de l'hysope qui est une plante résiliente, stimulante et essaimante, d'attirer rapidement des clients prestigieux. Guerlain, Renault, BHV et SNCF lui ont déjà fait confiance. Mais ce nouveau venu dans le paysage parisien du conseil RSE ne cherche pas à grossir coûte que coûte. « Nous refusons actuellement deux clients par mois car si nous ne pouvons pas avoir d'impact, nous préférons ne pas collaborer avec eux, résume Dominique Royet. Nous sommes aujourd'hui six salariés et nous ne souhaitons pas être 25. Nous voulons rester une agence de seniors impliqués sur tous les projets. » Les carnets d'adresse très épais des trois co-directeurs leur permettent de faire appel à des spécialistes lorsqu'ils en ont besoin. Et puis la taille ne fait pas le bonheur. « Avoir un impact nous rend heureux, juge l'ancienne CEO de Max Havelaar France. Nous tentons toujours de faire des campagnes belles, drôles et intéressantes car ce sont elles qui ont le plus d'impact. La RSE doit être désirable ». Le souhait le plus cher de cette militante de la première heure est de ne plus avoir de travail dans les années à venir. « Hyssop est appelé à disparaître, prévoit-elle, car à terme la RSE devra intégrer tous les métiers de l'entreprise et nos clients n'auront alors plus besoin de nous. Mais cela ne nous dérange pas. Bien au contraire. » Quand on vous dit que ces trois partenaires ne sont pas motivés par l'appât du gain…
Par Frédéric Therin, The Good.
Après le Social Branding : le Sustainable Branding
Il y a quelques années, je dirigeais des équipes de designer pour Apple en Californie. Notre seule obsession : le Social Branding. Imaginer des systèmes visuels uniques et puissants, capable de différencier Apple sur les divers réseaux sociaux, afin d’émerger parmi la foultitude de messages et d’offres concurrentes.
Nous passions autant de temps et d’énergie sur le fond que sur la forme. Du vrai branding au sens noble du terme, celui qui ne se limite pas juste à l’emballage (le dessin) mais qui intègre dès l’amont une réflexion stratégique pour dégager une idée force autour d’un produit ou service (le dessein).
Un exemple : la refonte de l’App Store.
D’abord une idée centrale - passer d’un magasin d’Apps à un magazine quotidien sur les Apps- puis un système graphique élaboré et propriétaire. Un double chantier donc : d’un côté changer de métier pour devenir curateur d'applications avec des critères de sélection précis, une ligne éditoriale stricte, la formation des rédacteurs… et d’un autre côté la création de codes graphiques puissants mais suffisamment flexibles pour assurer reconnaissance et émergence dans le temps, éviter la lassitude, et donner la part belle aux Apps. Le résultat visible est une toute nouvelle app qui pousse 5 applications par jour, avec un habillage fort basé sur le “chicklet”, ce carré que l’ont retrouve sur l’app et sur les réseaux sociaux, décliné à l’envi selon les catégories produits et les sujets. Le résultat moins visible, un nouveau business modèle qui donne plus de la valeur à l’App Store, déjà très gros contributeur dans les revenus du géant américain.
Aujourd’hui chez Hyssop, sur les sujets RSE, la recette n’est pas différente.
Il s’agit dans un premier temps d'accompagner les clients à avoir une vision, caler une ambition et définir une direction forte (versus un simple emballage séduisant). Cela implique de questionner le business model, d’interroger les réflexes, et de savoir changer le fond avant de vouloir travailler la forme. Bref, le story making avant le story telling.
C’est pour cela que tout chantier RSE chez nous commence par une phase d’analyse technique, un diagnostic poussé s’appuyant sur des référentiels éprouvés (ISO 26000 ou GRI) ou sur des analyses de cycle de vie quand nécessaire, pour comprendre là où résident les vrais impacts environnementaux, sociaux et sociétaux d’une marque. C’est ce travail d’analyse qui permet d’éviter le greenwashing, de déceler les opportunités business, et de définir une proposition stratégique forte. Ensuite seulement vient le temps des mots et des signes distinctifs, pour valoriser et magnifier l’idée ou le concept….
C’est tout cela que nous appelons le Sustainable Branding, une réflexion intégrée sur le fond et la forme au service de l’impact positif.
Rapport d'engagement 2021
Comme nous ne sommes pas cordonniers, nous avons souhaité bien nous chausser d'un rapport d'engagement qui fait le point, le bilan d'un année d'activité pour donner le LA de celle qui va suivre : ambitions, points d'amélioration et directions. Bonne lecture à vous !
À télécharger ici : Rapport d'engagement 2021 Hyssop














